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Jean-Luc Bremond

1 lecteur

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par bremond 2018-08-05T10:49:19+02:00

Biographie

Jean-Luc Bremond est né en 1964. Depuis de nombreuses années, il vit avec sa famille dans une communauté axée sur la non-violence où il exerce le métier de boulanger et de potier. Il joue de la musique et anime des ateliers de danse traditionnelle. C'est en marchant dans les grands espaces ventés du haut Languedoc que des histoires sont nées, nourries de la richesse de l’expérience communautaire.

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Classement dans les bibliothèques

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par jarnetmelanie 2018-06-01T00:36:25+02:00

Quête .

Nous sommes en Transylvanie roumaine en 1925, Elijah parcourt le pays de village en village offrant ses services de klezmer.

Il semble en quête de quelque chose , en quête de lui-même peut être.

Étant passionnée d'histoire et de musique je ne pouvais décemment pas résister à l'idée de lire ce livre ayant pour héros un musicien.

Pour tout vous avouer , avant de lire le résumé de ce livre je ne savais pas ce qu'était un klezmer, je n'en avais jamais entendu parlze.

J'étais très intriguée à l'idée de suivre l'histoire d'un klezmer du début du 20e siècle.

J'ai donc découvert qu'un klezmer est un musicien ashkénaze et dans le cas d'Elijah il s'agit d'un violoniste.

En faisant la connaissance d'Elijah j'ai basculé dans le temps , j'ai fais un bond de presque cent ans en arrière.

J'ai plongé au coeur de la Transylvanie roumaine , j'ai découvert la multitude de ses peuples et de ses habitants , la variété de cultures qui animent ces Terres qui jusqu'ici m'étaient plutôt méconnues.

Tout comme Elijah , j'ai été parfois charmée par ce que je découvrais et parfois atterrée face à certains comportements.

Partout en Europe les années 20 et 30 ont marquées un tournant dans l'histoire. Elles ont été le catalyseur de nombreuses tensions et ont été révélatrices de certains extrémismes.

En accompagnant Elijah, certains comportements et certains façons de penser se révèlent à nous.

On découvre des gens qui souffrent , qui vivent pour beaucoup dans un certain dénuement .

Comme chacun le sait , cela rend propice la montée de certains sentiments, racisme , antisémitisme, nationalisme...

Et à travers cette histoire on se rend parfaitement compte de tout cela , on voit à quel point la situation est grave et ne demande qu'à empirer . L'Histoire est là pour nous le prouver.

Elijah est un peu le témoin de cette époque troublée. Sa vie de musicien errant le conduit de place en place et l'amène à prendre conscience de tout cela.

Et à mesure qu'il va à la découverte des autres c'est lui qu'il découvre.

Il va se mettre à mal pour mieux se trouver.

Mais cela ne va pas se faire en un jour et certaines rencontres vont se montrer déterminantes pour lui.

Que ce soit Rebecca, Istvan ou les autres personnages qui vont croiser son chemin, chacun à un rôle à jouer dans le destin de ce klezmer. Ils vont être pour lui plus importants qu'il n'y paraît , ils vont l'accompagner sur son chemin et le conduire là où il doit être. Même s'il va lui falloir un peu de temps.

Mais ce n'est pas la durée du voyage qui compte mais ce qu'il nous a apprit.

J'ai apprécié suivre le parcours d'Elijah, j'ai aimé voir l'évolution de sa personnalité et voir certaines prises de conscience se faire.

Même si certains termes liés à la religion , à la musique ou à cette région spécifique m'ont quelque peu échappés au départ ( je n'avais pas remarqué le lexique en fin de roman, lexique qui m'aurait bien aidé lors des premiers chapitres ) j'ai fini par me laisser porter par le rythme des mots et par le voyage auquel nous convie l'auteur de ce livre , Jean-Luc Bremond.

Un livre à découvrir.

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Commentaire ajouté par bremond 2018-10-03T12:24:22+02:00

Le commentaire de Cathy :

Elijah est un klezmer, un musicien ashkénaze, il parcourt la Transylvanie Roumaine de 1925. Lors d'une journée un peu comme les autres, il va avoir un déclic, une envie de voir autre chose, de découvrir autre chose, sa quête ne fait que commencer. Plonger, en compagnie d'Elijah, dans un pays que je ne connaissais pas, dans une époque que je ne connaissais pas à été pour moi une bonne découverte. J'ai l'impression d'avoir beaucoup voyagé pendant ma lecture, j'ai aimé découvrir ses différents peuples, ses différentes cultures qu'Elijah va rencontrer pendant sa quête. Différents personnages vont croiser le chemin de notre musicien, chacun à sa manière va avoir une grande place dans l'évolution de ce dernier. L'auteur a eu la bonne idée de nous faire un lexique à la fin de son roman ce qui m'a permis de pouvoir, à chaque fois que je ne connaissais pas certains termes, trouver leurs significations. L'auteur a une plume que je trouve très agréable, et un style fluide. Merci Jean-Luc Bremond pour le voyage que vous venez de me faire vivre.

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Commentaire ajouté par bremond 2018-10-04T07:36:16+02:00

Extrait d'une interview sur Bla Bla Blog http://www.bla-bla-blog.com/archive/2018/10/03/rencontre-avec-un-alter-artiste.html

BBB – La révolution du Klezmer se passe en Europe orientale dans l’entre-deux guerres. La première guerre mondiale est terminée et le monde va, dans quelques années, connaître un conflit dévastateur, notamment pour les juifs. Pourquoi avoir choisi les années 20 pour situer votre roman ?

JLB – J’ai découvert la musique klezmer par la danse. En voyageant dans les pays d’Europe centrale, j’ai pu constater que la recherche d’identité nationale se figeait encore dans ces années de perte de territoire, post première guerre mondiale, pour retrouver le grand pays, la souveraineté culturelle et religieuse. Quand m’est venue l’idée de raconter l’histoire d’un klezmer, un musicien, je l’ai placé dans son milieu juif où, dans les années 20, s’affrontaient ceux qui recherchaient l’intégration pour sortir de la souffrance de la discrimination, quitte à faire des compromis, et ceux qui voulaient y échapper par le sionisme, une possible terre de liberté, sans concession, aveuglés par le nationalisme. Les idéologies séparent ; la musique, ou tout autre expression venant du tréfonds de la personnalité, pourrait résister à la division et empêcher l’histoire de se répéter.

BBB – En filigrane c’est la Shoah qui se dessine. On pense à cette sinistre Garde de Fer.

JLB – J’ai très jeune été choqué par la Shoah, révolté contre cette ignominie ; aussi parce qu’un de mes grands oncles s’était porté volontaire comme médecin à la libération d’un camp d’extermination, et qu’un autre était mort comme prisonnier, en tant que résistant, dans un autre camp. En écrivant, je ne pouvais m’empêcher de penser à la fin tragique de mes protagonistes. La garde de fer en Roumanie, la terreur blanche en Hongrie, le fascisme en Italie, le nazisme en Allemagne…Par jeu d’alliance et de collaboration, l’étau se resserrait pour ceux que ces mouvements xénophobes condamnaient.

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Commentaire ajouté par bremond 2018-10-04T07:38:31+02:00

Extrait d'une interview sur bla bla blog http://www.bla-bla-blog.com/archive/2018/10/03/rencontre-avec-un-alter-artiste.html

BBB – Le Chant du Tambour (éd. 5 Sens), votre dernier roman paru, se passe au Canada, dans la tribu indienne des Algonquins. Voulez-vous nous dire quelques mots sur cette tribu amérindienne d’autant moins connue que lorsqu’il s’agit d’Indiens on pense plus au territoire des États-Unis ?

JLB – C’est une tribu vivant dans la région de l’Abitibi-Témiscamigue au Québec. Elle a gardé tant bien que mal sa culture et sa spiritualité ; elle a une prophétie sur la venue des Blancs qui a pris progressivement de la place dans mon roman.

BBB – Pourquoi avoir choisi ces Algonquins ? Vous semblez y être très attachés.

JLB – J’ai choisi les Algonquins, et non les Innus, ou Montagnais, de la région de ma compagne, suite à la lecture d’un livre de Dominique Rankin, "on nous appelait les sauvages." Je n’y suis pas plus attaché qu’à n’importe quels peuples subissant le mépris parce qu’ils sont différents.

BBB – Qu’ont-ils à nous dire à nous, Européens ?

JLB – Le respect de la terre et de ses éléments, sous peine d’effondrement de la planète, par notre recherche de profit, sans égard pour les vivants. Une culture qui inclue, même l’ennemi, pour sortir de l’anéantissement.

BBB – Le Chant du Tambour parle de rite initiatique. C’est un thème capital dans votre roman. Définiriez-vous Le Chant du Tambour comme un roman initiatique, un conte ou bien un roman historique ?

JLB – C’est un roman initiatique sur fond historique.

BBB – Il est aussi question de l’exposition universelle de San Francisco, bien moins connue en France que celles de Paris au XIXe et début XXe siècle. Pourquoi en avoir parlé ?

JLB – J’ai eu connaissance de cette exposition dans un livre, la Bible tchouktche ou le dernier chaman d'Ouelen, de Youri Rytkhèou. En recherchant la documentation sur cette exposition, j’ai été effaré par l’orgueil colonial en pleine guerre mondiale. J’y ai donc placé mon personnage pour montrer l’impitoyable égoïsme des colonisateurs.

BBB – La défense de l’environnement est un sujet de plus en plus discuté. Vous en parlez également dans ce roman dont l’histoire nous semble si éloigné.

JLB – L’histoire n’en est pas éloigné, puisque l’environnement fait intégralement partie de la culture des amérindiens. Respecter et soigner la terre, en se considérant comme un de ses éléments, et non comme distinct d’elle en la dominant, est une solution pour l’humanité puisse cohabiter avec ce qui la fait vivre : oxygène, eau, végétaux et animaux ; ainsi, l’individu, plutôt que de penser à lui-même, son propre intérêt, devrait se relier avec tous les vivants et préserver l’environnement.

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