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Commentaires de livres faits par FaithAlice

Extraits de livres par FaithAlice

Commentaires de livres appréciés par FaithAlice

Extraits de livres appréciés par FaithAlice

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Mes doigts se crispent, impatients de se muer en poings, et je m’apprête à lui répliquer quand Juliette, qui nous observait de loin, s’exclame :

– Lâchez-le !

Et il y a dans sa fermeté de ton, dans la fureur à peine contenue de ses paroles, quelque chose qui capte l’attention de Haider Ibrahim.

Surpris, il laisse retomber mon bras. Se retourne.

– Touchez-le encore une fois, le prévient-elle tranquillement, et je vous arrache le coeur.

Haider la regarde fixement.

– Pardon ?

Juliette s’avance vers nous. Elle paraît tout à coup effrayante. Je perçois un brasier dans ses yeux. Un calme terrifiant dans ses gestes.

– Si je vous surprends encore à poser la main sur lui, je vous ouvre la poitrine, explique-t-elle, et je vous arrache le coeur.

Haider hausse vivement les sourcils. Bat des paupières. Hésite. Puis :

– Je n’avais pas conscience que vous pouviez faire ce genre de chose.

– Pour vous, confirme Juliette, je le ferais avec plaisir.
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date : 11-10
Anna prend la main de Ky pour tracer un trait bleu le long d'une veine.
- Le Pilote, dit-elle.
Puis elle prend ma main pour continuer la ligne.
- La poétesse.
Enfin, elle poursuit sur la main de Xander.
- Le médecin.
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date : 01-10
Nous examinons la peinture ensemble, puis je demande :

- Tu crois que c'est un canyon?

En posant la question, je réalise que ça pourrait être tout à fait autre chose : une blessure ouverte, un coucher de soleil sur une
rivière...

- L'amour, murmure-t-il finalement.

- L'amour?

- Oui, confirme-t-il.

Je répète, perplexe:

- L'amour...

- Quand je regarde cette peinture, c'est le mot « amour » qui me vient à l'esprit
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date : 27-09
Au moment où je place la dernière pierre, Ky pose sa main sur la mienne. Que je ne retire pas. Pour ne pas faire tomber le cairn et profiter de la chaleur de sa paume rugueuse et de la fraîcheur de la pierre lisse. Puis nous entrecroisons nos doigts.

— Je n’aurai jamais de Promise, m’annonce-t-il en contemplant nos mains. Je suis une Aberration.

Il attend ma réaction.

— Mais pas une Anomalie.

J’essaie de dire ça d’un air dégagé. C'est une erreur, on ne badine pas avec les sujets graves.

— Pas encore, réplique-t-il avec un sourire un peu forcé.

Faire ses choix est une chose, ne jamais en avoir eu l’occasion en est une autre.

Je sens brusquement une grande solitude au plus profond de moi. Comment peut-on vivre seul ? En sachant qu’il n’y a pas d’alternative ?

C’est alors que je prends conscience que je me moque des statistiques des Officiels. Beaucoup de gens dans notre Société sont heureux, je sais, tant mieux pour eux. Mais il y a Ky. Et s’il est le seul à rester sur le bas-côté de la route pendant que quatre-vingt-dix-neuf pour cent des autres sont comblés, alors je
m’insurge. Je me fiche totalement de l’Officier qui arpente le sentier en contrebas et des autres stagiaires dans les broussailles et de tout le reste, et je comprends que tout ça est très dangereux.

Doucement, je lui demande :

— Si tu avais une Promise, tu penses qu’elle serait comment ?

— Comme toi, répond-il immédiatement. Ce serait toi.

Nous ne nous embrassons pas. Nous ne bougeons pas, nous restons là à respirer ensemble. Enfin, je sais.

Maintenant, je ne peux plus continuer sans violence. Ni pour mes parents, ni pour ma famille.

Ni pour Xander.
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date : 27-09
Ça y est, je connais toutes les lettres de mon prénom et j’arrive à les attacher si Ky me guide. Le contact est léger, mais je sens la chaleur de sa main, la presence de son corps dans mon dos lorsque j’écris. « Cassia. »

— Mon prénom, dis-je en reculant pour admirer mon oeuvre.
Mes lettres sont tremblantes, moins assurées que celles de Ky.
Si ça se trouve, personne n’arriverait à me lire. Mais moi, je sais ce que ça signifie.

— Et ensuite ?

— Maintenant, on va reprendre du début. Tu connais le a, demain, on fera le b. Une fois que tu sauras l’alphabet en entier, tu pourras composer des poèmes.

En riant, je demande :

— Mais qui les lira ?

— Moi.
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– J’ai deux frères.

Je me redresse. Le regarde.

– J’ai deux frères, répète-t-il d’une voix si douce, et j’ai failli tuer l’un d’entre eux.

Ses yeux fixent un point loin, loin d’ici, où se mêlent le chagrin et le trouble, et quelque chose qui ressemble à du regret.

– J’aurais dû m’en douter, je suppose, reprend-il. Il peut te toucher. Il vit dans le même secteur. Et ses yeux m’ont toujours paru familiers. Je réalise à présent qu’ils ont exactement la même forme que ceux de mon père.

Il soupire.

– C’est tellement agaçant que ça en devient insupportable, dit-il. Moi qui étais prêt à le détester pour le restant de mes jours.

Je tressaille, stupéfaite.

– Tu veux dire que… tu ne le détestes plus?

Warner baisse la tête. Il parle si bas que j’arrive tout juste à le comprendre.

– Comment je peux détester sa rage, quand je sais si bien d’où elle provient?

Je le dévisage. Abasourdie.

– J’imagine sans problème le type de relation qu’il a eue avec mon père, dit Warner en secouant la tête. Alors qu’il s’est débrouillé pour s’en sortir avec davantage d’humanité que moi. Non, je ne peux pas le haïr. Et je mentirais en disant que je ne l’admire pas.
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Ses yeux descendent vers mes lèvres, remontent, y reviennent encore. Son regard est pesant, avide, pétri d’émotions dont je ne l’ai jamais cru capable. Je ne l’aurais jamais cru aussi complet, aussi humain, aussi réel. Mais ça crève les yeux. Je ne peux pas l’ignorer. C’est inscrit dans la chair de son visage comme
s’il l’avait arraché à sa poitrine.

Il m’offre son coeur.

Et il ne prononce qu’une seule parole. Il murmure une seule chose. Avec une urgence inouïe dans la voix. Il dit :

– Juliette…

Je ferme les yeux.

Il dit :

– Je ne veux plus que tu m’appelles Warner.

J’ouvre les yeux.

– Je veux que tu me connaisses, dit-il, à bout de souffle, tandis que ses doigts écartent une mèche rebelle de mon visage.

Je ne veux plus être Warner avec toi. Je veux que ce soit différent à présent.

Je veux que tu m’appelles Aaron.
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Arrête tes conneries, lâche-t-il dans un petit rire sec et rageur.
Tu passes ton temps assise à réfléchir à tes sentiments.
T’as des problèmes. Bou-hou…pauvre petite !
Tes parents te détestent, et c’est trop dur, mais tu dois porter des gants pour le restant de tes jours parce que tu tues les gens quand tu les touches.
Qu’est-ce qu’on en a à battre ? (Il respire si fort que je l’entends.) Tu manges à
ta faim et t’as des vêtements sur le dos, que je sache, et un endroit pour aller
pisser quand t’en as envie. Tout ça, c’est pas des problèmes. Ça s’appelle vivre
comme une princesse.
-Kenji
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Elle est allongée sur mon lit. Penchée en arrière, elle s’appuie sur les coudes, avec les jambes étendues devant elle et croisées à hauteur des chevilles.
Si une partie de moi comprend que je dois être en train de rêver, l’autre, très largement dominante, refuse de l’admettre.
Une partie de moi veut croire qu’elle se trouve réellement là, à quelques centimètres de moi.
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Warner hurle mon nom et je lève malgré tout la tête.
Ses yeux verts traversent la vitre et me transpercent.

J’inspire un grand coup et espère que je ne vais pas mourir.

J’inspire un grand coup et je descends peu à peu le long de la corde.

J’inspire un grand coup et j’espère que Warner ne se rend pas compte de ce qui vient de se passer.

J’espère qu’il ne sait pas qu’il vient de me toucher la jambe.

Et que rien ne s’est produit.
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Parfois un peu d'inquiétude, jamais la peur, celle qui noue les tripes, donne des sueurs froides et peut provoquer des tremblements. Bogdan était froid, de marbre, la pensée même de la mort ne l'effrayait pas. Il savait qu'il mourrait un jour. Mieux, il avait la connaissance de sa mort et elle était réfléchie, mûrie, acceptée. Ce fait était pour lui inéluctable, il était donc inutile de se tracasser avec ça.
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date : 21-08
Grimpe si tu veux, ma petite fille. L'important, ce n'est pas que ce soit permis ou interdit. L'important, c'est que tu assumes les conséquences de tes actes.
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Son visage se ferma et ses joues s'empourprèrent.
- Tu suggères que je t'ai été infidèle ? dit-il, incrédule. On est rentrés au château il y a moins d'une heure. Je suis couvert de poussière et de sueur après deux jours en selle. Je suis si épuisé que mes genoux en tremblent et, malgré tout, je me serais précipité pour séduire une gamine de seize ans ?
Il secoua la tête, l'air abasourdi.
- Je ne sais pas si c'est un compliment à ma virilité ou une insulte à ma morale, mais, dans un cas comme dans l'autre, Sassenach, je crois que tu perds la tête.
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— Tu m’as jetée dans une arène, me condamnant à une mort certaine, dis-je
tout bas.
Comme si nous pouvions oublier une chose pareille.
— Tu m’as enchaînée et enfermée dans ton palais, placée sous surveillance
nuit et jour. Tu me laisses dépérir, tu…
— Tu crois que ça me fait plaisir de te voir dans cet état ? murmure-t-il. Tu
crois que j’ai envie de te garder prisonnière ?
Sa respiration s’accélère.
— C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour que tu restes avec moi.
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