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Bibliothèque de mathilde_ellbdt : Mes envies

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La Disparition de Stephanie Mailer La Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker   
Breaking news "Alerte coup de coeur !!!"

"- En 1994, vous vous êtes trompé de coupable. Je pensais que vous voudriez le savoir avant de quitter la police."

Le nouveau Joël Dicker à peine sorti, je me suis précipitée à la librairie. Même pas eu envie de résister, je me connais, c'est peine perdue.
Et que dire, troisième essai, troisième flèche en plein coeur. En plein dans le mille!

Joël Dicker est un jeune auteur, qui se bonifie avec le temps, et qui a déjà tout d'un grand. C'est un merveilleux conteur d'histoires. Il nous cueille dès les premières pages, nous transporte dans son univers et arrive à nous tenir en haleine jusqu'à la la dernière ligne.

Dans ce livre, on se retrouve à nouveau sur la côte est des Etats-Unis, chère à l'auteur, à Orphéa, une petite station balnéaire des Hamptons. Avec la disparition d'une journaliste, une affaire vieille de 20 ans, qui était pourtant résolue, va resurgir. Les enquêteurs de l'époque vont retravailler sur cette affaire en parallèle avec cette inquiétante disparition. Ils vont mener des deux enquêtes de front,

Il y a beaucoup de personnages, haut en couleur, bien campés et très bien travaillés. Rassurez-vous on s'y retrouve sans problème malgré le nombre.

L'histoire nous est racontée par le capitaine Jesse Rosenberg qui mène l'enquête avec deux collègues. Mais tour à tour, les autres personnages s'invitent narrateurs. Ils nous racontent leur vie, leur passé. En plus de mieux les connaître, ça donne une bonne dynamique au récit.

De fausses pistes en multiples rebondissements, l'auteur nous balade tout du long. On soupçonne les personnages les uns après les autres, mais ils sont disculpés, mais ils reviennent sur la sellette... Vous aurez beau vous creusez la tête, impossible de deviner le coupable avant la fin. C'est la patte et le talent de Dicker.

Tout est mené à un rythme infernal, on ne voit pas passer les 630 pages du livre. C'est addictif et terriblement prenant.

Un excellent polar, bien maîtrisé, un très bon suspens, une enquête captivante et bien ficelée, à peine le livre refermé les personnages me manquent déjà, tous les ingrédients pour un petit bijou.

Un gros coup de coeur que je vous recommande sans modération. Lisez-le !

Retrouvez toutes mes lectures sur
http://www.facebook.com/lecturesnoirespournuitsblanches/

par Armony22
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
http://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
Lolita Lolita
Vladimir Nabokov   
Au delà du problème éthique que pose le livre, on est réellement devant un pur chef-d'oeuvre de la littérature, aussi bien américaine que mondiale.
Le style de l'auteur est magnifique, bien qu'il se perde (rarement cela-dit) dans des descriptions absconses.
Les personnages sont tout aussi ambiguës les uns que les autres en particulier Dolores, mélange complexe d'innocence et de malveillance.
Nabokov excelle dans l'art de décrire cette Amérique lointaine, aussi bien dans ses paysages bucoliques que dans ses mœurs et son humour noir ne fait que nuancer un tableau déjà noirci par son sujet.
Le livre pourrait se confondre aussi bien dans le genre policier que le drame ou encore le road-movie tant sa trame est maîtrisée et complexe.
Un pur régal, à ne pas mettre entre toutes les mains.

par Bully66
Huis clos Huis clos
Jean-Paul Sartre   
J'avais déjà étudié un extrait que j'avais beaucoup aimé mais j'ai finalement moins apprécié que prévu, la pièce dans son intégralité. Les personnages se révèlent intéressants et leurs échanges également, mais il manque un petit quelque chose pour que j'accroche vraiment. A lire tout de même !
Diego et Frida Diego et Frida
Jean-Marie Gustave Le Clézio   
Livre d'autant plus passionnant que basé sur des personnages vrais, authentiques, qui ont existé en chair et en os que Le Clezio réincarne avec toute sa rigueur de documentaliste passionné et passionnant !

par isa
La Chute La Chute
Albert Camus   
Une vision du monde intéressante dans laquelle on se reconnaît aussi. C'est un livre que chacun interprète et ressent à sa manière. On peut avoir des avis très différents dessus.
Ca a été une bonne lecture et une bonne expérience pour moi. Au final ( après l'étonnement passé ) j'ai plutôt bien aimé ce style de monologue ( car tout le roman est un monologue ), ça donne l'impression que le narrateur s'adresse directement au lecteur puisque l'interlocuteur est presque absent.
A lire !
Van Gogh le suicidé de la société Van Gogh le suicidé de la société
Antonin Artaud   
Antonin Arthaud nous dévoile son étude en forme de poème consacrée au peintre Van Gogh.
Quel hommage à Van Gogh et à sa peinture !!!

par maeve81
Et soudain, la liberté Et soudain, la liberté
Caroline Laurent    Évelyne Pisier   
http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/10/roman-et-soudain-la-liberte-e.pisier-c.laurent.html

J'ai été embêtée lorsqu'il a fallu donner un genre à cet ouvrage. C'est à la fois une biographie, une autobiographie, une fiction et une sorte de journal. Cet enchevêtrement provient du fait qu'Evelyne Pisier a choisi de raconter sa mère via une fiction, et que c'est Caroline Laurent, éditrice et amie de Mme Pisier qui apporte des éléments de réel au beau milieu de la fiction. C'est je crois la première fois que je lis un roman comme celui-ci, et je n'ai ni repères ni points de comparaison. Après tout, je fuis généralement tout ce qui se rapproche d'une biographie. D'où ma vision de Et soudain, la liberté, qui tranchera avec certains avis que j'ai pu lire. De plus, je ne connaissais rien de plus que le nom d'Evelyne Pisier et quelques rares éléments de sa biographie avant de lire ce roman. Je l'ai découverte à travers ces mots. Ainsi, j'ai eu un regard sans préjugés, sans aucune idée préconçue sur cette femme et sur sa famille.

Si je devais résumer ma lecture, une hrase nominale suffirait : "Quelles vies extraordinaires !" Vies au pluriel, car on suit ici la vie de Mona et de sa fille Lucie, qui elles-mêmes semblent avoir vécu mille vies. Extraordinaires au sens strict, car elles sortent de l'ordinaire. La volonté d'Evelyne Pisier était de raconter sa mère dans une fiction, sorte de biographie romancée, avec des prénoms changés. A travers Mona, on découvre Lucie, qui n'est autre qu'une version fictive d'Evelyne Pisier. Je ne me suis reconnue dans aucun des protagonistes, mais je n'ai pas eu de mal à apprécier cette lecture. Je l’ai trouvée fascinante, passionnante, époustouflante. Tout d’abord, la particularité de ce roman, écrit par deux personnes, m’a un peu troublée. J’ai tendance à craindre les coupures dans la narration mais les chapitres du point de vue de Caroline Laurent sont suffisamment courts et pertinents pour finalement se fondre dans la fiction commencée par la véritable héroïne de l’histoire. Ils permettent de plus de masquer les ellipses temporelles, nécessaires, mais qui auraient pu donner une sensation de hachure du récit fort désagréable.

L'histoire en elle-même ne peut être jugée. Elle ne provient pas totalement de l'imagination mais relate en grande partie des faits réels. Aussi, je ne peux pas émettre le moindre jugement à ce propos. La vie est telle qu'elle est, les choix faits l'ont été pour des raisons que je ne connais pas et que je ne suis pas en droit de remettre en question. J'avoue tout de même avoir eu envie de secouer Mona pour l'empêcher de se remettre avec André parce que, non concernée, je savais que c'était une mauvaise idée, chose que Mona ne pouvait pas voir sans recul. Pourtant, même lorsque je la trouvais détestable, elle restait touchante, émouvante. Elle était ce qu'on attendait d'elle, une mère et une épouse, et avait abandonné ses rêves pour cela. Lorsqu'elle comprend qu'elle peut aspirer à mieux, à être un homme comme les autres comme le dit Simone de Beauvoir, elle prend les libertés auxquelles elle a droit et s'émancipe. Ce changement s'initie chez la mère et peu à peu chemine vers la fille. C'est probablement le plus fascinant. De plus, Lucie développe rapidement une pensée distincte de celle de sa mère. Plus tolérante, plus humaine, plus libertaire.

Ce roman est particulièrement intense. On y sent tellement de choses qu'on est assailli de réflexions de toute part. Les mots d'Evelyne Pisier, complétés par ceux de Caroline Laurent, racontent le racisme à travers la colonisation, l'antisémitisme, l'homophobie, bref la cruauté humaine, à travers parfois de gros événements, tels que les avortements clandestins, ou de petits riens, comme une conversation sans savoir que l'autre est homosexuel.

L'histoire d'Evelyne Pisier avec Fidel Castro est probablement la partie du livre qui m'interroge le plus, probablement parce que je suis de la génération qui n'a connu que le dictateur et que je ne sais pas ce que Che Guevara et lui incarnaient au départ. J'ai besoin de faire quelques recherches pour bien comprendre comment une femme aussi brillante que Lucie, et Evelyne, a pu voir chez cet homme qui deviendra un dictateur.

Conclusion : ♥♥♥♥♥ Ce roman atypique est un véritable concentré d'émotions. Il raconte les vies extraordinaires d'une génération qui voit la fin des colonies, mais aussi la montée d'un féminisme assumé qui a donné aux femmes d'aujourd'hui la plupart de leurs droits. J'ai trouvé fascinants les changements opérés chez Mona et Lucie, et les apports de Caroline Laurent rappellent sans cesse que ce roman est bien plus qu'une fiction et qu'Evelyne Pisier était une femme hors norme. Je vous invite chaudement à découvrir cette histoire, et à travers elle, l'Histoire.
La Terre qui penche La Terre qui penche
Carole Martinez   
Même s’il est plus sympa d’avoir lu le Domaine des Murmures avant celui-ci, ce n’est pas obligatoire. Certains thèmes, personnages s’y retrouvent, mais l’histoire se passe quelques 200 ans plus tard, à la fin de la Guerre de Cent Ans.

Blanche a douze ans, peu aimée par son père, chétive et au caractère bien affirmée, elle a survécu à la Grande Peste et souhaite apprendre à lire et à écrire.

Un jour, son père l’emmène sans rien lui expliquer au Domaine des Murmures (où vivait Esclarmonde dans le roman précédent). Elle apprend alors qu’elle a été fiancée à un jeune homme, dernier garçon du seigneur du domaine des murmures, un simple d’esprit, gentil enfant dans sa tête, attendrissant et joueur.

Après s’être lamentée sur son sort, elle se rend compte qu’il est bien plus enviable, puisqu’elle a le droit d’apprendre à lire, elle peut se promener dans les allentours.

Mais ce récit nous est conté par deux personnes, l’enfant qui vit l’instant présent et découvre la vie, mais aussi la vieille âme, qui partage la tombe de l’enfant et qui des siècles plus tard repense à son enfance, jugeant et comprenant ce qu’elle n’avais pas saisi, petite fille.

Comme le roman précédent, ce livre mélange réalité et conte, musique et légende. Le personnage de la Dame Verte, la Vouivre, Berangère, la personnification de la Loue, la rivière qui passe par le Domaine des Murmures, était déjà apparu dans le livre précédent. À la fois créature mythique, séduisante et dangereuse, la Loue prend une place à part dans le roman, racontant le passé (tout ce qui concerne notamment le père de Blanche qui est lui aussi un personnage à part, même si ce n’est souvent qu’à travers des souvenirs), tout en gardant son rôle de rivière (détestée souvent car elle a noyé plusieurs personnes).

Les personnages sont très attendrissants et on se laisse vite prendre par les aventures des enfants, du cheval Bouc qui accompagne Blanche partout et de la Loue et ses souvenirs.

Premier vrai coup de cœur de la rentrée littéraire, Carole Martinez a su marier légendes et Histoire avec grâce et les côtés irréalistes m’ont moins gêné que dans le Domaine des Murmures.

Une très belle découverte, un Moyen-Âge à peine exploré qui réserve certainement encore de belles surprises !

par heleniah
Voyez comme on danse Voyez comme on danse
Jean D'Ormesson   
C'est une fois de plus, du GRAND D'ORMESSON ! Une histoire d'enterrement ? Eh oui ! Des allées et venues dans un cimetière ? Encore oui ! C'est bien de cela dont il s'agit. On pourrait penser qu'avec un cadre pareil, l'auteur va nous enterrer dans l'ennui. Eh bien non ! L'auteur nous fait décoller et nous permet de contempler un vaste panorama, de voyager, et même de méditer. Sans oublier le fait que Jean d'Ormesson nous fait une fois encore profiter de son humour incomparable.
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