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Signum Crucis



Description ajoutée par Gkone 2018-04-06T07:39:07+02:00

Résumé

Couronne de la reine des fées posée telle une larme sur l'océan Atlantique, lieu de villégiature pour Sarah Bernhardt, mais aussi synonyme d'enfer qui gangrènera au fil des années la famille Nédelec, Belle-île-en-mer sera le terrain de jeu idéal d'un tueur sanguinaire. L'histoire relate l'épopée prospère mais aussi le douloureux destin de cette riche lignée Nédelec, propriétaire de l'une des plus grandes sardineries de l'île. Une inscription en latin « SIGNUM CRUCIS, ou bien LE SIGNE DE LA CROIX », écrite avec du sang et découverte près de plusieurs corps mutilés, exsangues, laissera longtemps circonspect l'inspecteur Moriotti confronté à une épineuse énigme. L'opiniâtreté et le zèle de l'homme de loi venu du continent le guideront vers des arrestations parfois hasardeuses. La population de l'île déjà tourmentée par une précédente et comparable affaire renouera avec ses vieux démons. Quant à moi le jeune Hippolyte, pauvre hère inculte, sans avenir à Vannes, élevé par une grand-mère indigente, allais devoir braver la loi des hommes après un banal vol de nourriture. Emprisonné à Belle-île-en-mer, mon quotidien sera fait d'injustices, de travaux forcés et de viols répétés par un tortionnaire. Après mon évasion, je vais être recueilli, puis caché par une insolite Brésilienne, accompagnée d'un gamin étrange. Par miracle, j'allais devenir le fils providentiel Nédelec. Cette nouvelle mère me propulsera dans un monde de richesses aux pièges inattendus. « Dans ces années-là, le terme meurtrier en série n'existait pas encore et seul le malin pouvait perpétrer de telles atrocités... »

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Extrait

Extrait ajouté par Moriol 2018-05-20T17:41:04+02:00

1906 : En pleine crise sardinière, et après un long conflit avec le personnel pour le repos dominical, je venais d'avoir mes vingt-cinq ans et déjà plusieurs vies. Je ne pouvais alors imaginer que dans un futur lointain, les congés payés se banaliseraient, que la population pauvre fréquenterait les plages identiques à celles adorées en son temps par Sarah Bernhardt, qu'en résumé la beauté appartiendrait au commun des mortels.

Le souvenir de Talhia se faisait moindre et l'existence avait repris un cours un peu plus normal. Heureusement, Eugène avait développé d'autres activités, me garantissant un avenir serein. Malgré tout, je me retrouvais isolé, sans amour, avec tous mes proches volant au-dessus de ma tête. Seule la visite de temps à autre de mon ami "grain de café" me redonnait du baume au cœur. Depuis le départ précipité de Moriotti, il était devenu le nouveau grand chef de la police, promis à un brillant avenir. Nous évitions d'aborder les épisodes noirs de notre passé, préférant jouer aux échecs en sirotant des verres d'alcool.

— Le Capitaine Dreyfus va bientôt être réintégré, me dit-il.

— Si seulement la justice avait été aussi clémente envers ma pauvre âme !

— Nous entrons peut-être enfin dans une période de raison.

— Tu sais, continuai-je, nostalgique, je crois que je vais partir quelques temps au Brésil, à Manaus sur les pas de mon père.

— C'est une excellente idée Hypolite, un grand périple ne pourrait t'être que bénéfique et Dieu te guidera sûrement vers un nouvel amour.

— Je n'y crois plus guère, mon ami.

À ma demande et à l'étonnement général, je repris mon prénom originel.

Je pris un temps de réflexion avant de partir tout là-bas, en Amérique du Sud. Je fus cependant rapidement appelé par le large, happé par l'océan, envahi d'un sentiment de liberté. Je profitai de l'invitation à un séminaire pour hommes d'affaires afin de rejoindre la moiteur équatoriale.

Je ne souhaitais pas m'encombrer de multiples bagages et me contentai d'une seule malle. Je n'avais pas les mêmes besoins qu'une femme, quelques habits légers et affaires de toilette me suffiraient amplement. Le moment venu, Lucien me fit ses au revoir, Gertrude sanglota et tout le personnel me fit une haie d'honneur. Ce fut un instant émouvant et à mon tour je laissai échapper une larme.

Je ne pouvais m'empêcher de fixer la grande demeure qui s'éloignait en me remémorant mon arrivée en ce lieu, ainsi que les mois de bonheur qui s'ensuivirent. J'avais effacé au mieux le malheur, comme un élève qui essuie avec application son ardoise. Je n'étais pas vraiment triste, même un peu excité de quitter un quotidien devenu trop pesant. J'étais sur les pas d'Eugène, je ne devais pas me plaindre.

Le voyage fut long et pénible, heureusement parsemé de riches rencontres et découvertes tous azimuts. Dès mon arrivée, tout me parut gigantesque de la fourmi flamande à la largeur des troncs d'arbres. Je redevenais un gamin émerveillé.

Je compris vite le sentiment d'amour qu'avait pu ressentir Eugène envers ce pays étonnant à la moiteur éprouvante et à l'exubérante végétation.

Cela faisait maintenant deux jours que je m'imprégnais de l'ambiance locale en arpentant avec nonchalance les rues bordées de hautes maisons coloniales et en me sustentant de feijoada1.

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